CR IM Lanzarote 2018

  


On arrive après quelques péripéties à Lanzarote quelques jours avant la course. On en profite pour reconnaître le parcours vélo qui me paraît effrayant, pour nager (l'eau est très claire et on voit de petits poissons 🐠) , pour faire du tourisme et un peu de shopping 🙄.

 


La veille de la course on prépare les vélos, le Matos de repa (boyau, bombe et cartouches) et surtout les ravitos. Le stress monte, on pose les vélos, l'occasion de faire du repérage dans le parc où il n'y a quasiment que des vélos de chrono, mais on ne dénote pas avec nos petites machines. On rentre boire notre dernier apéro au jus de citron et on se fait coiffer comme des guerrières.

Le matin de la course le réveil sonne à 4h00, je suis endormie et je n'ai pas trop envie de me lever si tôt. J'ai fait des rêves délirants. On déjeune en rigolant, en écoutant de la musique, on se prépare puis on se décide à partir au parc sur un petit coup de boost de Marie. L'arrivée dans le parc est stressante, il y a déjà beaucoup de vent, mais heureusement pas de problème technique, je gonfle, vérifie le di2, on complète les sacs avec un sandwich et des pastilles de minéraux trouvées in extremis la veille. On retrouve nos parents et Marie qui nous attendent derrière la grille, ça donne envie de pleurer. C'est l'heure de se mettre en combi et de se diriger vers le départ. On se place au début du sas 1h10 soit un peu moins que le temps estimé.


Encore une ou deux chansons, on recroise Marie et maman pour les derniers conseils et c est déjà de départ. Ça semble irréel.


Le départ ayant lieu en mass start je m'attends à ce que ce soit la bagarre et effectivement c'est un peu Bagdad, on est à l intérieur, il est difficile de nager. Je nage presque tout le premier aller en deux temps et profite un peu mieux du retour. A la sortie à l'australienne j'ai l'impression d'avoir moyennement nagé mais je checke la montre et je suis en 35’, je suis contente. En rentrant dans l’eau un gros courant de travers se fait sentir mais heureusement ça s'atténue. Le retour sera un peu long, j'essaye d'augmenter la fréquence mais je crois que ça ne ressemble plus à rien. Je sors en 1h12 plutôt soulagée.


C'est la T1, je me change, je n attends pas la bénévole pour la crème solaire . C est parti pour le vélo. Le début du parcours est roulant mais avec du vent fort de travers, je ne tiens pas dans les prolongateurs…. rapidement on attaque la première côte face au vent repérée la veille, ça monte tranquille puis il faut rouler vers El Golfo vent dans le dos. Je me fais doubler par pas mal de mecs qui roulent fort, moi je suis plutôt accrochée sur mon vélo. On sort de El Golfo face au vent, ce n'est pas évident mais je rattrape plutôt du monde. On remonte ensuite Timanfaya, je vois El Diablo et les chameaux. On descend ensuite vent de côté il me semble et on remonte vers Teguise encore face au vent. Je peine à trouver mon rythme. Arrivée à Teguise il y a une super ambiance. Je mange le sandwich Salé. C'est ensuite la montée des miradors, la partie que je pensais la plus difficile, d’abord le mirador Del Haria, ça monte au train. En haut il y a les sacs "special need", je suis contente de ne pas m'arrêter car ça paraît chronophage. La longue descente que l'on avait reconnue commence, pour moi c'est galère car je ne suis pas vraiment un pilote.

Il y a comme une succession de virages serrés mais finalement les gens sont assez prudents et ça passe. On attaque ensuite mirador del Rio, la vue sur l'île de la Graciosa est vraiment magnifique, ravito en haut. L'ascension est terminée, c'est enfin une longue descente que nous n'avions pas reconnue est qui est réputée difficile. Autant dire que j ai peur, mais la route a été refaite récemment et ça sera une de mes parties préférées du parcours (qui l eut cru !). A ce moment là, on doit être au 110ème, je pense que le parcours sera assez roulant jusqu'à la fin, grave erreur car le retour vers Teguise avec des faux plats et le vent de face sera horrible. On fait ensuite un aller retour vers Famara puis on rentre en direction de Puerto del Carmen vers le 150ème. Cette partie est vraiment longue, je commence à ne plus supporter tout ce vent, je n'ai même plus envie de manger mon snickers (c'est pour dire 😅) et la boisson isotonique trop diluée m'écœure.

Heureusement je sais que les 15 derniers km sont très roulants donc je prends mon mal en patiente. Dernier ravito, je prends du coca et c'est parti pour la descente vers le parc que nous avions reconnue la veille. J'enlève mes chaussures bien trop tôt car en fait il reste à peu près 3 km de plat sur la promenade avant de poser le vélo. Je suis contente de finir sans problème technique, après quelque chose comme 7h15.


Je prends mon temps pour la T2, un bénévole range mon bolide, je me rend compte que je suis brûlée, je décide donc de courir en brassière pour éviter les frottements, cette fois-ci je ne zappe pas l’étape crème solaire. 😃

 

Le parcours course à pied est constitué d une grande boucle (le premier semi) qui va jusqu'à l'aéroport puis de deux petites boucles. Je pense avoir pris un éclat à vélo, mais dans les 5 premiers km ça va je suis dans les 5’30 facilement, je me doute que ça ne va pas durer. Je croise Marie qui court un peu avec moi et me donne quelques infos et conseils, ça motive. Nos parents sont aussi répartis sur le parcours. Je croise Jeanne qui revient dans l'autre sens. Ça commence à être plus dur en longeant l'aéroport, il n y a pas beaucoup de monde et encore du vent de face. Mon allure diminue un peu, vers les 5’50" puis 6’. Au semi je me dis que le marathon commence et les difficultés aussi, je n'arrive plus à m'alimenter après avoir mangé un gel un peu trop acide. Je réussi à boire du coca et un peu d'eau. Je prends des éponges et je me renverse des verres d'eau dessus. Je commence le dernier tour dans les 6’30", je croise Jeanne qui a terminé, Marie qui me dit qu il ne reste qu'un long footing. J'ai des irritations dues au cuissard, au demi tour je renverse de l'eau pensant que ça va un peu améliorer la situation mais ça devient carrément horrible, ça brûle, j'ai envie de marcher (et de pleurer) car au final ça n'irait pas vraiment plus lentement, mais j'ai quand même hâte de finir. Je reviens le long de la piste cyclable, je n'ai pas eu non plus la sensation de voler dans les deux derniers km, ma foulée était plutôt trop écrasée 😅.

 L'arrivée se profile, j’ai envie de pleurer et je suis super contente de finir la course en un peu plus de 13h. On me donne une couverture de survie, ça paraît plutôt irréel. Direction le ravito, je suis déçue car il n y a pas de donuts, je mange juste une mini glace… Le soir on ressort au restaurant dans lequel nous rencontrons le premier ! Le reste du séjour sera consacré au tourisme et à la récup ! On peut profiter des bières et de la sangria !

  

Je profite de ce CR pour remercier toutes les personnes qui m’ont aidée durant la prépa, tous les dauphins (le meilleur club), la dream team et la tmb (ce qui me permet de stocker tout un tas de gels dans ma brassière). Merci à Marie pour ses conseils, son soutien et la super prépa. A Jeanne sans qui je ne me serais jamais inscrite. A nos parents d avoir fait le déplacement pour le premier !

Merci à toute l'équipe de Giant Brest pour les supers bolides (Tao 😍) et les leçons de rattrapage.

Merci pour les encouragements auxquels on peut penser quand ça devient vraiment dur !