A mon tour : 

J-3: On part avec la petite famille direction Embrun, la route est longue on arrive avant Gap, putain que c'est deja valloné rien qu'en voiture !!! Arrivant sur Embrun on monte dans notre logement qui est au Orres a 15 km à 1650 metres d'altitude, le temps est beau et la montagne a l'air magnifique. Le lendemain je vais reconnaitre les 45 km de la 1ère boucle avec ma patoche, en effet ça monte bordel pendant 7 km mais ça passe et on le fait avec un couple très sympa qui sotn fan de Puyol (Colin Arros) et dont les enfants imitent dans leur jardin les arrivées avec Colin contre Pacome... très marant . On finit la montée et on entame la descente que papa avait dit de reconnaître, en effet elle est un peu dangereuse mais j'ai pas trop peur !!! Cool ça s'annonce bien, on finit tranquille le parcours après le pont c'est plat mais on a le vent de face et je regarde où je vais attaquer sur le plat.

J-2: Je rejoins mes 2 frères la quiche et le douanier pour un tour de reconnaissance à pied, Puyol nous rejoint et pour l'instant le parcours n'est pas très méchant !!! La petite monte vers le centre ville n'est pas très longue et la monte style rue de la fontaine blanche à Landerneau passe bien, le gros n'a pas de sensation (intox bien sûr) et la quiche trouve que le parcours sera dur, sur le retour on croise Yves Cordier et Jeanne Collonge en pleine séance, je leur demande une photos, ce que fait Puyol avec son portable, de retour au lac on va nager et la la quiche nage vite le gros suit et fred nous suit peu de temps après, il y a que la patoche qui est loin et qui se fait brancher par le gros, ma nage se place mais au retour la quiche me tire dessus, putain le con j'ai mal aux bras il est fort 

J-1: on va tous ensemble mettre nos velo dans le parc et là il fait froid et il pleut!!! On attend le sale flicasse de pierrot pour la photo officielle de la prez et on ecoute le briefing avec attention, il n'y a pas grand bruit tout le monde se regarde un peu et surtout on est frigorifié. De retour a la maison je prepare mes sacs sans trop de pression, ma soeur arrive de toulouse pour voir cette fameuse course, le soir on mange tous ensemble et j'essaie de dormir, mais l'heure tourne et je n'y arrive pas (merde il est deja minuit !!! Et je me lève a 3 heure du mat). 

Jour J: on part à 4H15 du mat parce qu'on a presque 30 minutes de descentes en voiture on rejoint le groupe dans le parc, c'est marrant le parc est silencieux, très silencieux, on règle nos dernieres affaires et je mets ma montre garmin sur mon vélo qui va me servir de compteur et surtout de chronos pour la cap et la catastrophe ma montre était deja allumée, la salope elle s'est allumée quand j'ai posé mon sac hier soir par terre!!! Et merde je demande à mes freres s'ils n'ont pas de montre en plus et la quiche me prête une vieille montre toute simple qui fait que chrono et qui me convient bien (encore merci gros), après avoir fait le caca mou de la peur (merci cactus pour le pq) on se place très loin du départ avec mes 2 frères en chambrant notre roockie fredo, l'ambiance de départ ne vaut pas les ambiances dites "ironman" que j'ai faites, l'ambiance est calme et tout le monde attend le départ pour nager de nuit.

Natation: Le départ est donné, je cherche un coin pour poser ma nage, je prends pas mal de coups, je n'y arrive pas je galère jusqu'à la 1ère bouée, je me mets bien sur les côtés pour nager tranquille quitte à faire plus de bornes, j'arrive à la fin du 1er tour et déjà j'en ai marre de nager!!! Au 2ème tour je reste bien sur les côtés là où il y a les algues et à un moment je sens qu'une algue s'enroule sur mon pied et cela tire sur ma puce, le scratch commence à partir, je le retiens,  attends et je le remets tranquille, le 2ème tour se passe mieux et j'essaie ce que coach nous a appris: bien pousser les bras derrière, je sors et dans le parc je vois mon frère le gros qui m'aide a mettre mon dessus de maillot, juste après nous la quiche sort et part le 1er du parc.

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(Photo: Marie Protat)

Vélo: j'entame donc le vélo donc sans compteur ni temps, on commence par 6,5 km de montée à 6,5 % de moyenne, les jambes sont lourdes et cela n'avance pas comme sur le tour de reconnaisance que j'avais fait avec la patoche, je me fais doubler de partout (papy protat m'encourage et un peu plus loin ma fiancée Marie) et je vois un rose juste devant je pense que c'est la quiche, mais je n'arrive pas à appuyer plus fort, de toute facon la journée va être longue donc pas de panique!!! Juste avant la dangereuse descente je vois au loin un cinglé remuer un bout de bois avec un maillot de vélo des dauphins, c'est bien le vieux bambou alain, juste dans le virage à 90 degrés, il est en forme l'ancien oh putain que ça fait du bien alain de voir du rose, merci vieux et dans la descente un gars me dit "Tu connais le gars avec le chapeau?" "Oh très peu on se cotoie mais que le dimanche il a du boire encore !! On est breton tu sais.", le gars reste scotché sur ce que je viens de dire et me dit bonne course, après la descente j'essaie d'envoyer un peu mais les jambes ne repondent pas bordel, je croise nos supporters au rond-point d'Embrun et là on part sur un parcours que je n'ai pas reconnu, la route est valonnée et ça casse les jambes, je m'arête pisser pour la 2ème fois, je mange bien, on arrive dans les gorges de l'Izoard je demande a un gars qui me double "Où est l'Izoard?" Il me dit "Ne t'en fais pas dans 10 minutes tu le verras et surtout tu le sentiras" et en effet après un virage tres serré commence l'Izoard, c'est tout simplement monstrueux. 14 km sous la flotte, 1h15 de montée en prise sans arrêt, au bout de 6 km j'en avais marre des gars qui me depassent, je me dis "Allez accroche toi", je me voyais zigzaguer en danseuse, j'ai un 34x27 et là le 3 plateaux qu'ont la quiche et le gros sur leur velo m'irait bien. Au 9 km j'apercois un rose je pense que c'est le gros, on est tous plus ou moins à l'arrêt, on s'encourage en se disant que en haut il y a les sandwiches qui nous attendent.

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(Photo: Marie Protat)

A a la vue du dernier virage de cette putain de bosse on voit et on entend nos supporters (la prez, madame cactus,madame la flicasse...) elle ont les gros manteaux, il fait froid et il pleut depuis plus de 2 heure !!! Super quoi!  On croirait qu'on est en Bretagne!!! Là je prends mon sac et je mange mon 1er sandwich, mes 2 frères me rejoignent et là je commence à trembler dur, je suis blanc et j'ai la tête qui tourne, mes mains me piquent, donc tous va bien quoi !!! Mes frères voyant que je n'allais pas très bien appellent la croix rouge qui me dit de descendre du vélo. Je ne veux pas je leur dis que ca va passer. Mes 2 frères insistent et ne veulent pas que je reparte dans la descente (ma speclialité !!!) dans cet état, je les ecoute (merci encore les gros ) et je vais dans la tente de la croix rouge, la que m'allonge sur leur lit de camp, ils me mettent une couverture de survie et ils me prennent ma tension (8, pas terrible), je m'endors 10 ou 15 minutes et me reveille subitement en enlevant la couverture et la pince sur mon doigt, les medecins me demandent si vraiment je voulais repartir et la je me mets debout et je sors de la tente pour entamer la fameuse descente, je vais mieux, je n'ai plus froid, mes mains ne me piquent plus, ma tete ne tourne plus non plus, donc j'entame la descente très très concentré vu mon niveau dans cette discipline et la ça me double de partout, j'ai compté je me suis fait doubler par 49 personnes !!!! Et j'en ai doublé aucun bien sur !!! Un bon cinglé me double et me met une main au cul en passant et oui c'est bien cactus et il est à l'aise le salaud, il se retourne et me fait un clin d'oeil, salaud cactus. Après la descente le vent et la pluie continuent à nous rendre la fin de parcours difficile, je n'ai toujours pas de jambes et les km sont très longs.... Arrive Pallon qui passe bien malgré la difficulté du pourcentage, je n'ai pas de force et j'ai hâte que le vélo se finisse, sur le petit pont qu'on doit descendre à pied, je pose le velo sur les barrières et je me degourdis les jambes, pied et têtes, après il reste 30 kilomètres qui sont encore de trop pour moi et enfin arrive le panneau Embrun. Je vois déjà des courreurs à pied et je sais qu'il reste Chalvet à faire, arrive cette bosse (qui est en trop pour beaucoup de monde) que je fais tranquillement, reste plus que la descente. Mes patins de frein s'en rapellent encore. Un gars devant moi chute sans gravité à cause des petits cailloux et enfin j'arrive dans l'allée de l'arrivée pour la transition et là, à ma surprise, je regarde le panneau de remps qui affiche 8h52 de course, pas mal en pensant que la natation j'ai dû la faire à peu près en 1h05, donc le vélo en moins de 8h00, ce que j'avais prévu.

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(Photo: Marie Protat)


CAP: A la transition dans le parc je n'arrive pas à me motiver pour repartir, je me mets une serviette sur la tête et je me demande si je vais repartir. Je n'ai pas de jambes, pas d'envie. Mes supporters me disent d'y aller, des masseurs viennent me faire les jambes, elles ne bougent pas et sont dures commme du bois, je fais une transition de 9 minutes 30!!! Je me dis que je dois essayer pour voir si les jambes repondent et j'entame mes 2 premiers kilometres. Les jambes repondent!! Donc cool, ma fiancee Marie m'encourage et je reprends le moral, au kilometre 3 j'appercois Fabien qui lui est à son 18ème kilomètre !!! Oh le salaud il est en forme, maintenant le but pour moi et de faire les 10 premiers km correctement, tous se passe bien je monte la petite bosse tranquillement, celle du centre ville avec la foulle aussi, après cette bosse on redescend et on va vers la campagne, je double pas mal de monde j'ai trouvé un bon rythme, papy Protat me suit un peu et me donne les temps de retard que j'ai par rapport au gros (15 minutes), la quiche et cactus (9 minutes). Arrive le 13ème km et là quelqu'un me siffle, je me retourne et la c'est la 1ère féminine qui me double, bordel elle avance la rosbeef et en plus elle fait 1,60 mètre les bras levés!!!

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(Photo: Marie Protat)

Putain j'ai envie de la tacler (je peux pas piffrer les rosbeef) et 30 mètres plus loin une voiture tourne d'un coup et là elle a un reflexe de dingue elle saute à pieds joints sur le capot de la voiture! Oh que c'était chaud! Tout le monde gueule sur la voiture, la personne est desolée mais vu sa gueule (une veille avec des triples foyers en lunettes), ca m'étonne pas. J'arrive au kilomètre 20 et là je me fait piquer par une abeille entre ma puce et ma peau, aïe putain!!! La douleur n'est qu'une information Jésus, tiens bon, au demi-tour j'apercois la quiche qui me dit que je lui avais fait peur à l'Izoard. Je lui dis que ca va mieux et que je le rejoins, et dans la petite montée je vois au 2ème tour la quiche et cactus qui marchent et discutent ensemble, je les rejoins et je leur dis tant que ça monte pas trop je continue à courrir. Cactus me suis un peu mais pas la quiche, je repasse dans la campagne avec toujours papy Protat qui me dit d'aller doucement, parce qu'il trouvait que j'avais un super bon rythme, j'entame la partie dure du 2ème tour: les fameux 3 km en legère montée à 3,5 %. Cela fait mal aux jambes mais il faut tenir parce que après cela descend puis on arrive sur les 3 derniers kilometres autour du lac. Arrive le dernier kilometre, j'ai de plus en plus de jambe, j'arrive dans la fameuse ligne droite de l'arrivée et j'arrive sans trop d'émotion en 12h52, je rejoins l'infirmerie pour me faire enlever le dard le ma piqure d'abeille et je vais boire une bière avec frites dans la zone ravito final, là je refais une petite hypothermie, donc retour à l'infirmerie pour une petite couverture et une poche de sucre pour faire remonter tous les voyants. J'apercois mon frere le gros à l'infirmerie aussi qui a un coup de moins bien aussi. On retourne voir nos finishers et on attend Christian et notre héros Fred qui finissent en bon état.

FIN: superbe course, très très dure, trop exigeant à vélo je trouve. Merci beaucoup à tous nos supporters, bravo à tous nos finishers et encore merci à mes 2 frères pour l'Izoard.