Embrunman

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il y a 1 an 2 semaines #12183 par sebastien
Réponse de sebastien sur le sujet Embrunman
Je n'ai malheureusement pas revu la bénévole, j'ai essayé pourtant pour lui rendre son bonnet. Par contre on a discuté après l'arrivée avec la Suissesse.
Qui devrait prendre le départ de l'Alpsman, il y a vraiment des gens chavirés dans le tri!!!!!

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il y a 1 an 2 semaines #12184 par eric
Réponse de eric sur le sujet Embrunman
Merci Seb...!!!!!!!

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il y a 1 an 1 semaine - il y a 1 an 1 semaine #12205 par jerome
Réponse de jerome sur le sujet Embrunman
Que dire sur ce projet un peu fou, échafaudé durant l’hiver Covidien 2020/2021. Mais s’il y a bien une citation qui résume parfaitement tout ça, ce sera bien celle de Rémi Gaillard : « C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui ! »

Mais avant de vous décrire les deux courses, un petit retour sur la genèse de cette aventure. 2019 avait été l’année de Roth et je m’étais dit que je ne ferai rien avant 2021, le projet Embrun étant déjà dans les têtes de Raph et Olivier. N’étant pas un grimpeur, je temporise sur ma réponse. Dans le même temps, Sébi pense faire un IM en 2020. Avec mon mental en papier mâché, j’accepte l’idée de remettre le couvert et de ne pas attendre Embrun. Notre dévolu se porte sur Copenhague, motivé par les retours super positifs des roses qui avaient été là-bas en 2011. Voilà donc le programme : Copenhague 2020 et potentiellement Embrun 2021. Mais comme tout le monde le sait, notre cher ami coronavirus est arrivé et a tout chamboulé. Copenhague 2020 annulé avec évidemment aucun remboursement possible (#whatelse) Bon c’est un peu la merde…
L’année 2020 sera donc marquée par l’achat d’un home-trainer et d’un abonnement Zwift. De sacrées parties de manivelles dans mon salon et des soirées endiablés le cul vissé sur mon vélo (Youhou trop bien le confinement) me feront bien bien progresser en vélo. La société IM (#monbanquierlesadore) nous propose 4 solutions : 3 transferts (Afrique du sud et Kazakhstan la blague il faut se séparer d’un de ses reins, Tallin en Lettonie on hésite mais la date est nase) et un report pour 2021. Donc bref pas trop le choix, ce sera Copenhague 2021. 2021 se pointe, Olive et Raph reviennent à la charge. Sébi est dans la boucle également. L’idée de faire Embrun, assez folle pour moi il faut être honnête mais avec les copains, est super tentante. Je dis banco en me disant que de toutes façon le covid est toujours présent avec sa version delta donc il y a des chances que un des deux soit reporté. Un soir je débranche le cerveau et propose à Sebi de faire les deux. L’année avançant et les vaccinations étant possibles, à un moment, je me retrouve dans une situation un peu nase d’envisager de faire réellement deux IM à une semaine d’intervalle… Sic. Sebi est chaud bouillan, moi moins déjà. On réserve néanmoins au Danemark et l’aventure est sur les rails réellement. Donc voilà le projet : Embrun le 15 aout et Copenhague le 22. Sebi en parle à quelques pointures locales (Dieu et Seb Escola) qui disent que c’est jouable. Donc plus trop moyen de reculer.

La prépa se passe niquel, les entrainements se feront avec plein de monde différent (#coeuraveclesdoigts) les copains rigoleront beaucoup à me faire flipper avec les développements nécessaires, moi moins déjà. L’organisation des séjours sera grandement facilitée par le groupe et je dois bien admettre que je me laisse porter. Marie Protat sera aussi engagée sur la course. Nous la croiserons quelques fois sur des séances en BZH et juste avant la course pour la photo des roses engagés.La troupe arrive à Embrun  8 jours avant Embrun. Le séjour sera top avec de la reco du parcours (Première boucle, Izoard en voiture, Chalvet avec Nico et Sebi) et surtout beaucoup de baignade dans le lac. Le coin est fantastique et donne envie d’y venir pour être vraiment en vacances. Les seules inquiétudes sont en fait la chaleur qui monte beaucoup pendant la semaine et les s********* d’insectes qui me boufferont jusqu’au jour même de la course. Les jours passent et la pression monte petit à petit. Mais je trouve des camarades de méditation post repas du midi, ce qui me fait bien plaisir. La récupération des dossards et les questions existentielles sur quoi prendre comme tenue, quelle quantité de bouffes prendre. Bref des moments pas forcément agréables pour moi qui réfléchis beaucoup trop. Mais les familles de Raph et Oliv, la team Piras-Brisset, la surprise présidentielle et tous les encouragements reçus de Santec, de Brest, de Landerneau, de Suisse… feront que j’arriverai gonflé à bloc mais conscient que la tâche ne sera pas simple.

La stratégie pour la course sera pour moi de faire une bonne natation et si possible faire mieux que sur les précédents IM, faire un vélo vraiment tranquille pour ne pas se cramer et pour la course à pied, et bien comme d’habitude ce sera en mode survie.Levé bien avant les poules en ce dimanche 15 août, la pression est palpable chez tout le monde. Sur le site chacun se prépare. Oliv, Sebi et moi sommes juste à côté tous les trois et Raph est seul. On voit Nico qui s’est réveillé pour nous encourager au départ. C’est top. Le départ consiste en 3 vagues : les femmes, les vieux et les seniors. Marie part donc avec 7 minutes d’avance sur Oliv, Seb et moi, et avec 14 minutes sur Raph.Allez let’s go c’est parti. La natation début à 6h environ donc de nuit et l’ambiance est incroyable (pour les futurs embrunmen, penser à prendre des lunettes de natation avec des verres claires). Elle se déroulera super bien avec des temps intermédiaires à chaque 500 m aux alentours des 9 min. Je suis dans mes objectifs. Les deux tours du plan d’eau passent finalement assez vite et sans accroc. Je sors de l’eau en 1h06. Let’s go. On embraye. Pour la transition, je prends mon temps. Oliv et Sebi arrivent. Je sais qu’ils reviendront sur moi sous peu.  On discute, on est content d’être là, mais il est l’heure d’y aller. Une sacrée balade vélocipédique nous attend. La partie vélo commence par une boucle de 45 kilomètres avec la première bosse de la journée, longue de 6 kilomètres. On est vite dans le bain. Bryan Minne et Serge Lamendour des Vikings me dépassent et me disent un mot sympa. Sebi et Oliv, à leur tour, me déposent, on s’encourage mais on ne boxe pas dans la même catégorie et je les perds de vue rapidement. Anecdote terrible pour un hollandais sur cette boucle : en arrivant comme un bourrin sur le tape-cul à 25 % (que nous avions reconnu), le pauvre casse sa chaine. Je l’entends encore pester en moulinant à 200 rpm. La première boucle se passe très bien et je reviens sur Embrun où je sais que nos supporters seront placés sur le rond-point en périphérie de la ville. Et effectivement je vois les drapeaux bretons et les encouragements font trop de bien. A partir de maintenant, le gros de la journée commence. On prend la direction du nord est en passant par les plateaux. Globalement, on monte progressivement presque imperceptiblement mais quand on regarde son compteur on est bloqué à 25km/h de moyenne. La vallée du Guile est magnifique mais très pénalisante si on n’y prend pas garde. Pas mal de monde me dépasse en pédalant en force depuis le début et je me dis que ce n’est pas une bonne idée pour certains. Tout se passe bien : je gère les bosses en souplesse et je ne m’enflamme pas. Mais le hors d’œuvre du jour arrive : Izoard avec ses 14 km (sans compter les 3 km en entrée qui ne font pas parti du col. Allez un virage à gauche est c’est parti. Je monte tranquille encore sans me cramer et je commence à revenir sur des personnes qui m’avaient dépassé précédemment. Cela me conforte dans ma stratégie, mais malgré la beauté du paysage et mes dépassements, la montée est rendue difficile avec la température qui monte. Le passage à Brunissard sera dur : une longue ligne droite à 8-9% dont on ne voit pas le bout. On rentre ensuite dans la partie boisée du col avec les lacets qui est plus plaisante même si le mot est un peu fort sans doute. Les supporters des coureurs proches me prennent en sympathie et m’encourage aussi beaucoup et c’est vraiment sympa. L’ascension continue quand arrive le kilomètre gratos de l’Izoard qui permet de faire descendre la température et les pulses. Et Raph me direz-vous et bien pendant toute la montée je me suis posé la question. On avait discuté avant et m’avait dit que ce serait cool de faire la montée ensemble. L’idée me plaisait bien aussi et je me disais qu’il me rattraperait bien assez tôt. J’espérais juste que tout se passait bien pour lui. Je vois Florence avec son appareil photo ce qui signifie donc que le sommet juste après. Lucide, j’arrive à sourire et à plaisanter avec elle. Dernier virage et je vois le Prez, positionné juste avant le sommet. Je récupère les bidons que je lui avais laissés la veille (on avait convenu ça pour éviter le souci que Pierre Breton avait eu avec son sac ravito  qu’il n’avait jamais récupéré). Je fais une pause pipi et juste avant de repartir j’entends Raph qui m’appelle. Génial ! Il me propose de faire la descente ensemble et évidemment j’accepte. On fait la descente sérieusement sans prendre de gros risques (on verra un concurrent bien amoché, pris en charge par les secours). Arrivés à Briançon, on s’arrête pour manger du salé (#sandwichviandedesgrisons) et se badigeonner de crème solaire. On sort de la ville et Raph me lâche inexorablement. Je ne force pas les choses et laisse l’écart se creuser. La température atteint vraiment des valeurs qui deviennent de plus en plus difficiles à gérer. Je prends alors le parti de m’arrêter à chaque fontaine pour me rafraîchir. A ce petit jeu-là, je croise Raph deux ou trois fois. Les kilomètres défilent et on arrive à la troisième difficulté du jour : le Palon. Et bien oui c’est pas long mais ça pique (11% sur 1,5km) mais des supporters sont là pour donner un gain d’énergie appréciable. Sur le retour vers Embrun et les plateaux dans l’autre sens, le thermique s’est levé et j’y laisse pas mal de plumes (même si je ne m’en rends pas bien compte sur l’instant). Je me rappelle de Fred Le Lan qui nous avait dit que le retour vers Embrun pour aller chercher le col de Chalvet était difficile. Notre captain nous avait pas menti, et cela même avec les encouragements de Nico venu prendre des photos sur le pont neuf et le croisement de Marie qui est sur la course à pied avec le sourire. Elle semble faire une belle course c’est cool pour elle. Ma fin de course est moins bien gérée entre le thermique, la chaleur et une hydratation moyenne (je n’ai pas voulu tenter de boire l’eau d’une fontaine qui ne m’inspirait guère). La dernière bosse est assez difficile, mais le retour vers Embrun n’y change rien. Je me sens fatigué et sans beaucoup de motivation.

Quand j’arrive au parc, beaucoup de vélo sont là et ne m’aide pas à positiver. Je m’assois à mon poste et je prends beaucoup de temps pour bien me changer, bien m’alimenter et me rafraichir. La douce voix de Géraldine derrière la barrière m’accompagne pendant ces 12 longues minutes. Plusieurs fois j’ai eu envie de lui dire d’arrêter de gueuler mais ça n’aurait pas été très sympa vu la débauche d’énergie consentie par Gégé ;-) Quand je pars à pied, mon satané gobelet n’arrête pas de tomber quand je le mets dans ma sacoche banane. Je peste  car il est obligatoire d’avoir son gobelet pour boire sur les postes de ravitaillements. Pas le choix je vais devoir le garder à la main. Sur l’aller-retour de la digue, je sais que tout le monde sera là. Je m’oblige à y arriver en courant mais les jambes ne sont pas là. Les supporters sont formidables. Ça crie dans tous les sens, ça tape dans les mains, ça agite le drapeau breton. C’est top. Je dis à Gégé de me trouver une gourde pour remplacer mon gobelet (alors que rien ne me dit qu’elle tiendra mieux que le gobelet). Malgré les encouragements, je ne suis pas au mieux. Je repasse devant les supporters en courant mais rapidement après je me mets à marcher. Je passe ensuite devant les Prez, revenus sur le site et je vois bien à leur tête que je ne suis pas beau à voir. Merde, fait chier ! Il va falloir se ressaisir. S’ensuit alors un long dialogue avec moi-même avec beaucoup de calculs : si je marche à cette allure tout le marathon, je serai hors délais. Bon il va falloir trouver une solution alors. Et bim la bosse des chamoix arrive. Bon  ben ce n’est pas là que je vais la trouver cette solution. Et pourtant. La veille j’avais acheté des gels coup de fouet, alors que je n’en prends jamais en course. Au milieu de la bosse, j’en prends un en me disant que de toute façon ce ne sera pas pire. Arrivé sur le replat avant la rue piétonne montante, je commence à courir et bizarrement je sens que c’est revenu. Coïncidence ou vraie conséquence, je ne réfléchis pas trop et en avant Guingamp. Je ne vais pas très vite mais je cours régulièrement entre les ravitos et je double du monde (pas beaucoup mais j’en double). Sur le retour vers le parc, Gégé me rejoins avec la gourde que je lui ai demandé. Je ne la prends pas (quel connard ce frangin) mais elle ne s’en offusque pas et m’accompagne. Ça fait du bien à la tête de discuter un peu. Je croise Sebi deux fois, Oliv me double en me disant de courir un peu plus en ajoutant un tocard syndical. Je repars sur le second tour en gardant le même rythme à peu près (course entre les ravitos autant que possible, gels dans la bosse, coca et eau). Le rythme n’est pas folichon mais je vois les délais s’éloigner, ce qui me rassure vraiment. Je sais que je serai finisher de l’Embrunman. Malgré cela, je vais devoir faire le dernier tour à la frontale et je me rappelle alors de Jésus qui s’était un peu moqué des mecs qui finissaient à la frontale à pas d’heure. Et merde je suis un tacaud ^_^. Je pars pour le troisième tour mais je sens que là je vais beaucoup plus marcher. Nico me rejoins juste avant la bosse et décide de m’accompagner en vélo sur les 10 derniers kilomètres. Là encore ça fait du bien de discuter avec du monde connu. J’arrive à courir encore un peu au gré de la motivation et surtout du dénivelé. Ayant la chance d’avoir ma frontale, certains camarades de galère viennent marcher / courir avec moi. Ce point (absence de lumières sur la partie est du parcours) et la disparition d’un ravito sur le dernier tour font un peu tâche dans l’organisation de la course. Mais peu importe je serai finisher de l’objectif principal de cette aventure. Je n’arrête pas de dire à Nico que je suis cuit et que je vais prendre mon temps sur le tapis d’arrivée. Pas de bol pour moi, des supporters dans les derniers 300m me boostent et je recommence à courir. Dans le noir quasi-total de la dernière ligne droite, j’entends la voix de Marlène en premier qui devait être la première dans la ligne droite. J’entends les encouragements de tous les autres sans vraiment pouvoir voir d’où cela vient. Je franchis la ligne finalement en 16h15. Je me sens cuit et tout de suite je dis aux copains qui sont là que Copenhague c’est mort. A cet instant, je suis persuadé que je n’arriverai pas à récupérer. Je récupère ma médaille, durement gagnée, et le polo finisher. Je pleure mais je n’ai même pas l’énergie de le faire plus de 20s. Les copains sont là tout le monde a fini proprement c’est top. Je ne traine pas au ravito et je vais remercier les supporters : Maxine, Romane, Hugo et Noah eux aussi ont fait leur ironman aujourd’hui. Tout le monde a été au top. Le retour au gîte se fait rapidement après une longue journée de labeur. Malgré cela, je ne m’endors encore une fois après un IM après 3 ou 4 heures tourner et virer dans mon lit.

Au réveil, étonnamment les jambes ne me semblent pas trop en souffrance. La graine de Copenhague est semée. L’objectif du coup de cette semaine de transition  est donc de récupérer. La journée balade du lundi permettra d’éliminer une partie des toxines déjà puis la soirée du lundi soir aussi et d’en rajouter quelques autres également il faut bien l’avouer #côtesdeboeuf #leffe #cidrepourlesgamines. Dans ma tête, c’est très clair : je vais de toute façon à Copenhague. Sebi étant ultramotivé, je ne vais pas le laisser aller seul récupérer tous les lauriers. Faut pas déconner. Donc je me laisse deux trois jours pour voir comment mon corps réagit. On dit au revoir aux Teams Bourdon et Bescond, qui eux restent encore une semaine sur Embrun. On part le mardi matin direction Copenhague. [To be continued...]
Dernière édition: il y a 1 an 1 semaine par jerome.

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il y a 1 an 1 semaine #12206 par pierreyves_H
Réponse de pierreyves_H sur le sujet Embrunman
Beau compte rendu Jérome

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il y a 1 an 1 semaine #12207 par david
Réponse de david sur le sujet Embrunman
Comme dirait Philippe Katherine, j'adore !!!! Bravo Judge, t'es un guerrier. Vivement la suite :) 

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il y a 1 an 1 semaine #12226 par raphael
Réponse de raphael sur le sujet Embrunman
Super Djé, à te relire c'est vrai qu'on a passé un super séjour !!!

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